La page de l’élection présidentielle 2015 au Togo semble définitivement tournée. Contrairement à 2005 et son bain de sang, la dynamique de la contestation de la victoire de Faure Gnassingbé après la proclamation des résultats définitifs se révèle très faible et ne trouble pas la sérénité du vainqueur. Aucune goutte de sang d’un togolais n’est tombée  à l’issue de ce processus électoral à rebondissements, pas de violences outre-mesure constatées dans les rues de la capitale Lomé.  Depuis son retour sur la scène internationale après une mise en quarantaine pour déficit démocratique, le Togo gravit, petit à petit, les paliers qui fondent un Etat démocratique. Le scrutin présidentiel du 25 avril 2015, sa préparation et son organisation viennent confirmer cette évolution.

 

> Il vous reste encore 90% de cet article à lire, Achetez le Magazine de Septembre 2015 !

L’Afrique, particulièrement l’Afrique noire, a toujours maintenu un lien très fort avec ses traditions  faites de rites et coutumes. Le Togo, depuis son autonomie en 1956, et surtout après son indépendance en 1960, ne ménage aucun effort  pour sauver et promouvoir les acquis de  son identité culturelle. Mais depuis un peu plus d’une décennie, la promotion du patrimoine culturel a pris un essor remarquable. De janvier à décembre, plusieurs fêtes traditionnelles se succèdent, entre autres,  Kamaka, Gadao, Hogbeza, Ayiza, Odon-Tsu, Agbogbo-Za, Adzinuku-za, Epe-Ek-pe, Ovazu, Evala. Mais cette dernière,  depuis quelques années, est devenue la fête traditionnelle qui attire le plus de monde, comme le confirme l’édition 2015, tenue  du 18 au 26 juillet à kara, au nord du Togo.