Culture

Et pourtant ...

Au départ, fonds d’aide à la culture et aux loisirs, le Fonds d’aide à la culture(Fac), qui n’a plus dans son compte le volet loisir, se révèle aujourd’hui comme un outil efficace de développement culturel au Bénin. Son budget qui s’est accru avec le temps et accompagne un nombre important de créateurs d’œuvres de l’esprit, malgré les remarques qu’on peut faire au sujet de sa gestion. Selon le D/Fac, Blaise Tchétchao, le Bénin semble être le seul pays de la sous-région à avoir cette autonomie financière pour la gestion de sa culture, en dehors du Togo  qui a entrepris l’initiative, suivant l’exemple du Bénin.

Les artistes béninois se réjouissent aujourd’hui d’avoir à leur portée le Fonds d’aide à la culture(Fac), une institution qui favorise la réalisation de leur projet. Il s’agit d’une structure d’etat affiliée au Ministère de la culture qui octroie aux acteurs culturels des crédits à fonds perdu pour la concrétisation de leur rêve.

TATA SOMBA : Un Riche Patrimoine En Voie De Disparition

Tata Somba au Bénin et temple Tamberma au Togo, les Tata Somba sont un véritable chef-d’œuvre architectural. Un patrimoine commun au Bénin et au Togo ; il mérite d’être revalorisé afin de générer des devises pour l’économie des deux pays.

Les Tata Somba ou temple Tamberma sont des types de maisons situées dans le Nord-Ouest du Bénin ; ils se rencontrent également dans la région Nord-Est du Togo. Selon les écrits de Odile Puren pour La revue de Téhéran, les tata Somba que l’on ne rencontre nulle part ailleurs que le long de la chaîne de l’Atacora sont construits par des peuples nommés : Batammariba (ce qui signifie « les bons maçons » dans la langue ditammari. Ils sont originaires de la Haute Volta, l’actuel Burkina Faso. On les appelle Somba au Bénin et Tamberma au Togo. Hostiles à toutes formes de dominations, ils ont émigré par vagues successives entre le XVIe et le XVIIIe siècle pour s’installer dans le Nord-Ouest du Bénin et au Nord-Est du Togo.

Le port de perles dans les mœurs africaines

Quelque soit leur forme, couleur ou valeur, les perles figurent parmi les ornements de la femme africaine. Elles sont nombreuses aujourd’hui ; ces jeunes filles qui portent ces petites boules en plastique percées de trou autour de leur hanche, leur cou, poignets, et à la cheville pour ne citer que ces parties du corps, ceci comme moyen de séduction des hommes.

Le fait du port de perles est aussi une vieillerie des temps anciens, et est une prescription du prophète Mahomet pour la religion musulmane. Ce dernier indique, selon certains l’islamologues que : « les perles permettent à la femme de séduire son homme, de le protéger pour elle seule et consolider ainsi les liens du couple ». Quant aux adeptes des cultes traditionnels, les perles ont une autre signification, elles traduisent l’appartenance culturelle, dans certain cas. Cependant il est formellement interdit aux jeunes filles et aux femmes de porter une grande quantité de perles, de peur qu’elles n’attirent sur elles l’attention de tout le monde au moindre geste.

TOGO : EVALA, ce rite pas comme les autres…

L’Afrique, particulièrement l’Afrique noire, a toujours maintenu un lien très fort avec ses traditions  faites de rites et coutumes. Le Togo, depuis son autonomie en 1956, et surtout après son indépendance en 1960, ne ménage aucun effort  pour sauver et promouvoir les acquis de  son identité culturelle. Mais depuis un peu plus d’une décennie, la promotion du patrimoine culturel a pris un essor remarquable. De janvier à décembre, plusieurs fêtes traditionnelles se succèdent, entre autres,  Kamaka, Gadao, Hogbeza, Ayiza, Odon-Tsu, Agbogbo-Za, Adzinuku-za, Epe-Ek-pe, Ovazu, Evala. Mais cette dernière,  depuis quelques années, est devenue la fête traditionnelle qui attire le plus de monde, comme le confirme l’édition 2015, tenue  du 18 au 26 juillet à kara, au nord du Togo.