Politique

Le mercredi 16 septembre 2015, le soleil s’est levé au Burkina Faso comme tous les autres jours. Dans tout le pays, les esprits sont dans l’attente de la campagne électorale de la présidentielle qui devait s’ouvrir le dimanche 20 septembre, donc dans les 4 jours qui suivaient. Nul ne se doutait vraiment de rien, tant les choses se déroulaient dans le calme, un calme évidemment apparent. Rien ne laissait présager un coup d’Etat. La période « difficile » s’était écoulée, avec plus de peur que de mal. Les gros nuages sombres et lourds de dangers qui s’amoncelèrent au-dessus des têtes sont en effet les invalidations des candidatures (selon le nouveau code électoral à polémique) des proches du régime de Blaise Compaoré : Eddie Komboigo et Djibril Bassolet, candidats respectifs du CDP et de la NAFA, recalés pour la présidentielle. Après cette décision prise par le conseil constitutionnel, les acteurs politiques victimes ont contesté mais ont appelé leurs partisans à la non-violence. Les populations vaquaient donc à leurs occupations, la Commission Electorale Nationale Indépendante(CENI), organe chargé d’organiser le scrutin, s’apprêtait au déploiement du matériel de vote dans les villes et les campagnes du pays, seuls les états major des partis politiques donnaient  quelques fois de la voix ici et là en s’accusant mutuellement de préparer des fraudes électorales.

La page de l’élection présidentielle 2015 au Togo semble définitivement tournée. Contrairement à 2005 et son bain de sang, la dynamique de la contestation de la victoire de Faure Gnassingbé après la proclamation des résultats définitifs se révèle très faible et ne trouble pas la sérénité du vainqueur. Aucune goutte de sang d’un togolais n’est tombée  à l’issue de ce processus électoral à rebondissements, pas de violences outre-mesure constatées dans les rues de la capitale Lomé.  Depuis son retour sur la scène internationale après une mise en quarantaine pour déficit démocratique, le Togo gravit, petit à petit, les paliers qui fondent un Etat démocratique. Le scrutin présidentiel du 25 avril 2015, sa préparation et son organisation viennent confirmer cette évolution.

 

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L’interdiction de la tenue d’un meeting de « AGIR 2016 pour Hama Amadou », les leçons à tirer, les objectifs de ce mouvement et les perspectives sont les différentes questions qui ont été abordées avec M. BANA Ibrahim, Chargé de Communication du Groupe d’action politique « AGIR 2016 pour Hama Amadou ». Un groupe qui s’investit pour la victoire de Hama Amadou pour la présidentielle de 2016 à travers plusieurs activités de mobilisation des militants et sympathisants.

Mr Bana Ibrahim, il y a quelques semaines il a été diffusé et partagé sur les chaînes de télévision du Niger et sur les réseaux sociaux l’image d’un gendarme qui tentait de défaire une enseigne d’un parti de l’opposition. L’objectif était d’empêcher la tenue d’un meeting organisé par Agir 2016 pour Hama Amadou. Que s’est il passé ?

Crise au PNDS : Vers l'implosion

Comme la grenouille, de la célèbre fable servie aux écoliers africains aux lende-mains des indépendances, qui se voulait aussi grosse que le bœuf et qui a fini par éclater, exploser, le PNDS, le parti au pouvoir au Niger court droit vers une implosion. A force de vouloir grandir, en organisant des supposés meetings de défec-tions, le parti du président Issoufou a cru, comme la grenouille, atteindre la taille pour remporter seul les élec-tions prochaines. En plus de s’ouvrir à tout venant, le parti au pouvoir a encouragé, soutenu et aidé les dissi-dents des partis de l’opposition et même des partis alliés.  A force de jouer avec le feu, le parti au pouvoir s’est brûlé les doigts. Un des nouveaux venus, un jeune aux dents longues, ambitieux, riche, large et entreprenant s’est mis en tête de faire bouger les lignes dans le parti le plus fermé et où l’appartenance à la vieille garde, au cercle fermé des membres fonda-teurs, prime sur le mérite, la popularité, la générosité.

Au détours d’une interview avec les confrères de Golf Tv africa, depuis son exil français, Hama Amadou, ancien premier ministre, ancien Président de l’Assemblée Nationale du Niger et Président du Mouvement Démocratique Nigérien pour une Fédération Africaine dénonce une mauvaise préparation de l’organisation de l’élection de la présidentielle de 2016 au Niger. Une élection à laquelle, il est candidat à la succession de Mahamadou Issoufou. Pour celui dont le nom a été cité dans une affaire de trafic de bébé, la gestion du Niger de Mahamadou Issoufou sur tous les plans est catastrophique et il ne mérite qu’une sanction sévère de la part du peuple nigérien à l’occasion du scrutin présidentiel de Février 2016. C’est pourquoi, le régime actuel est prêt à utiliser tous les moyens pour gagner les élections même les plus illégaux et amoraux.

La Commission électorale nationale indépendante a, le 20 juillet dernier, dévoilé le chronogramme des élections générales de 2016. Ainsi le premier tour de l’élection présidentielle ainsi que les législatives auront lieu le dimanche 21 février, le deuxième tour de la présidentielle, le dimanche 20 mars et les locales le lundi 9 mai. Déjà, au cours de cette plénière, des accusations de corruption ont été enregistrées.

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