Chronique d’un Coup d’Etat : RÉSISTANCE POPULAIRE, CHUTE D’UNE UNITÉ D’ÉLITE

26 octobre 2015

Le mercredi 16 septembre 2015, le soleil s’est levé au Burkina Faso comme tous les autres jours. Dans tout le pays, les esprits sont dans l’attente de la campagne électorale de la présidentielle qui devait s’ouvrir le dimanche 20 septembre, donc dans les 4 jours qui suivaient. Nul ne se doutait vraiment de rien, tant les choses se déroulaient dans le calme, un calme évidemment apparent. Rien ne laissait présager un coup d’Etat. La période « difficile » s’était écoulée, avec plus de peur que de mal. Les gros nuages sombres et lourds de dangers qui s’amoncelèrent au-dessus des têtes sont en effet les invalidations des candidatures (selon le nouveau code électoral à polémique) des proches du régime de Blaise Compaoré : Eddie Komboigo et Djibril Bassolet, candidats respectifs du CDP et de la NAFA, recalés pour la présidentielle. Après cette décision prise par le conseil constitutionnel, les acteurs politiques victimes ont contesté mais ont appelé leurs partisans à la non-violence. Les populations vaquaient donc à leurs occupations, la Commission Electorale Nationale Indépendante(CENI), organe chargé d’organiser le scrutin, s’apprêtait au déploiement du matériel de vote dans les villes et les campagnes du pays, seuls les états major des partis politiques donnaient  quelques fois de la voix ici et là en s’accusant mutuellement de préparer des fraudes électorales.

 

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