Sciences et Santé

Dr Odjoube Basilia Epouse Ahouansou, Imageur Au Service de l’imagerie médicale du centre national hospitalier universel -CNHU- de Cotonou et secrétaire générale des travailleurs du CNHU - Syntra-CNHU- évoque quelques Raisons justifiant cette Réticence des béninois à s’orienter vers les méthodes contraceptives.

Le déséquilibre entre l’accroissement de la population et la croissance économique contribue à amplifier la pauvreté. Il limite les possibilités du gouvernement et des ménages à dégager les ressources nécessaires, d’une part, à la satisfaction des besoins essentiels et d’autre part, à l’amélioration de la productivité des ménages et des entreprises. Ainsi, des méthodes contraceptives ont été conçues pour permettre une maitrise de la démographie et réduire la mortalité maternelle et infanto-juvénile. Chose curieuse, malgré les efforts consentis par le gouvernement et les acteurs de la pyramide sanitaire, le Bénin a jusqu’à ce jour, la plus faible prévalence contraceptive de la sous-région.

Le continent africain reste incontestablement la terre de prédilection du trafic illicite des faux médicaments. Plusieurs raisons militent en faveur de l’expansion de cette situation préjudicia-ble à la santé des populations. Ce trafic continue d’enrichir ses acteurs, en attendant une théra-pie de choc des gouvernants des différents pays que le fléau décime, plus de cinq ans après l’appel de Cotonou contre les faux médicaments, appel lancé par l’ancien président français Jacques Chirac pour le compte de la fondation qui porte son nom. Ce qui a amené la fondation a lancé le 14 Septembre 2015, une campagne de lutte contre les médicaments de la rue.

Plus de 800 000 personnes en meurent chaque année. L’Afrique en perd le plus lourd tribut. A cause de ces médicaments qui tuent, et ceci dans le rang des plus démunis, des milliers de gens perdent la vie en Afrique, dans un anonymat total. L’on enregistre 200 000 décès par an dû aux antipaludiques non conformes qui sont déversés sur le marché, selon l’Organisation Mondiale totale des importations de produits pharmaceutiques en Afrique de l’Ouest était de 1,5 milliard en 2010. Tel est le tableau effroyable que présente le commerce de faux médicaments, malgré l’appel de Cotonou contre les médicaments de la rue de la Fondation Chirac en 2009. Les chiffres tendent à donner le tournis.

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Dans leur transhumance, les animaux, surtout les bœufs et leurs bergers transmettent aux humains la pernicieuse maladie appelée fièvre charbonneuse. Selon la Fao, la fièvre charbonneuse est une maladie très récurrente en Afrique de l’Ouest, en particulier dans les pays qui manquent de ressources de santé publique et de services vétérinaires. Elle se manifeste notamment dans les pays de la sous-région comme le Bénin, le Burkina Faso, le Ghana, le Niger et le Togo. Dans ces pays en effet, chaque année, on dénombre des cas d’épidémies récurrentes de la maladie. Un grand nombre de bétail meurt et beaucoup d’humains sont également touchés. « Des pratiques socio-culturelles au niveau des collectivités tels que l’abattage des animaux malades et le fait de manger ou de manipuler de la viande provenant d’animaux infectés ou de jeter des carcasses à l’air libre sont des facteurs expliquant la persistance de la maladie de la fièvre charbonneuse dans beaucoup de ces pays, », explique-t-on au niveau de la Fao.

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Il est dénombré dans toutes les formations sanitaires et  presque tous les jours au Bénin, des cas saisissants d’erreurs médicales et/ou paramédicales qui laissent rescapés certains citoyens et coûtent fatalement la vie à d’autres. Et ceci,  la plupart du temps, reste la conséquence directe de la confiance aveugle que les patients accordent, faute d’une bonne connaissance des réalités du métier d’agent de santé. De telles situations continuent-t-elles d’être impunies ? L’univers des formations sanitaires, des associations professionnelles, des victimes et des autorités en charge des questions de la santé nous renseigne davantage.